Alexandra Marthel : « Chaque client qui entre à l’agence est un client qui compte. »

 Dans Portraits de collaborateurs

Alexandra passe un bac ES options anglais et théâtre puis un DEUG de droit à Chambéry avant d’opter pour un BTS action commerciale en alternance chez Suez Lyonnaise des Eaux. Rattrapée par la passion du commerce – ses parents sont des négociants annéciens – elle enchaîne les formations, ouvre un magasin… Puis entre dans l’univers bancaire et trouve enfin l’esprit d’équipe et la taille humaine qu’elle recherchait, à la Banque de Savoie.

 

Alexandra, quelles sont les grandes étapes de votre parcours professionnel ?

Mes parents travaillaient 7 jours sur 7 avec enthousiasme pour leur commerce de matériaux de construction et je peux dire qu’ils m’ont donné le goût de l’entreprise. Cet exemple a inspiré ma première reconversion : j’ai travaillé deux ans dans un magasin de Suez Lyonnaise des Eaux, de 97 à 99, pour la distribution des nouvelles technologies de fibre optique. A 24 ans, j’ai eu envie d’ouvrir mon propre magasin et j’ai repris des études pour me donner toutes les chances de réussir. Après un Cycle supérieur des affaires à l’IPAC, école de commerce de Chambéry, j’ai complété mes compétences avec un Brevet consulaire de chef d’entreprise commerciale, dispensé par la Chambre de Commerce. Pendant un an, j’ai peaufiné mon projet avec des experts qui m’ont donné d’excellents conseils pour le construire, sur tous les plans : marketing, comptabilité, droit…. Quand j’ai ouvert ma boutique d’épicerie fine et de petite restauration à Annecy, j’ai reçu le Prix 1001 talents de 15 000€ accordé par la Région, une aubaine pour le lancement ! Pendant presque deux ans, j’ai énormément appris de cette expérience. En particulier que chaque client est important : on en prend conscience quand on est à son compte.

 

Comment êtes-vous passée du commerce à la Banque ?

Je suis retournée au salariat en 2005 pour connaître la grande distribution ; j’ai participé à l’ouverture du magasin Botanic de Seynod après avoir travaillé dans celui de Gex. L’année suivante, j’ai eu l’opportunité d’entrer dans un grand groupe bancaire comme Conseillère d’accueil de l’agence d’Annemasse, puis comme Conseillère Particuliers pendant 5 ans, à Cruseilles. De 2012 à 2017, j’ai collaboré à la formation des nouveaux arrivants et au coaching individuel des collaborateurs. En 2017, je suis passée au développement des repreneurs d’entreprise et ce « maternage » de 6 à 9 mois m’a beaucoup intéressée. En revanche, j’ai trouvé frustrant d’accompagner des projets et de lâcher leurs créateurs au moment de leur envol.

 

C’est à ce moment-là que vous avez rejoint la Banque de Savoie ?

Oui, parce que travailler pour un grand groupe ne permet pas toujours de tisser un lien durable avec les clients ; j’ai voulu dépasser cette limite. J’avais été contactée par un cabinet de recrutement pour intégrer la Banque de Savoie deux ans et demi auparavant… J’avais gardé un très bon souvenir de mon entretien avec les dirigeants rencontrés à Chambéry. J’étais à l’écoute du marché et lorsque j’ai vu l’annonce pour la Direction de l’agence d’Annecy, j’ai envoyé mon CV !  J’ai trouvé des interlocuteurs à l’écoute, des Ressources Humaines à la hauteur de ce que chacun d’entre nous attend dans une entreprise. J’ai reçu un bon accueil, et je réalise que ce poste de Directrice d’agence est l’aboutissement de ma quête professionnelle. La structure à taille humaine de la Banque de Savoie, avec ses 300 salariés, me convient parfaitement. L’esprit d’équipe, la cohésion, l’échange, la reconnaissance de l’investissement de chacun sont des valeurs bien ancrées dans notre structure.

 

Quel challenge majeur avez-vous relevé en arrivant à ce poste en septembre dernier ?

J’étais prévenue : mon prédécesseur était parti début 2020. J’ai donc découvert le fonctionnement « autogéré » de cette agence en organisant des entretiens avec tous mes collaborateurs : deux Conseillers d’accueil, deux Conseillers Particuliers, une Conseillère Professionnels, un alternant et un stagiaire. Je suis sensible au dialogue, c’est une valeur d’entreprise à laquelle je tiens vraiment. En parallèle de ma prise de poste, la réglementation exigeait que j’obtienne – en changeant de banque – une certification AMF (Autorité des Marchés Financier). J’ai dû aussi m’adapter à l’outil informatique partagé qui nous permet de rendre le meilleur service aux clients. Les réunions de lancement de journée et les réunions hebdomadaires nous ont permis de traiter tous les sujets, naturellement. Ma responsable est disponible et nos portes sont toujours ouvertes. Le courant est vite passé.

 

Qu’appréciez-vous aujourd’hui dans la relation de la Banque de Savoie avec ses clients ?

L’agence que je dirige est une belle agence, bien implantée au cœur d’Annecy : nous travaillons avec les commerçants du centre-ville, du bassin annécien, voire au-delà. J’ai grand plaisir à découvrir les métiers et les personnalités de ces commerçants, entrepreneurs, hôteliers qui font le tissu économique local. Notre agence possède un Pôle patrimonial et nous avons des approches complémentaires pour nos clients. Ce que j’observe, c’est que la

digitalisation qui les invite à la gestion autonome de leurs comptes se met en place et que, paradoxalement, les valeurs de proximité ne se perdent pas. Au contraire ! Le lien local est important, le conseil continue d’être fondamental.

 

Quelle est votre vision d’avenir pour votre métier ?

Mon objectif est de poursuivre le développement de notre activité avec nos clients du bassin annécien. Je suis toujours fascinée par leur courage, leur esprit d’entreprise, surtout en ce moment. Leur moral est mis à rude épreuve, pas leur détermination. Nous avons répondu à de nombreuses demandes de PGE mais je note que l’activité a été ultra-intense en 2020 et qu’elle n’a pas ralenti. Nous soutenons le financement de nombreux travaux, nous accompagnons des transactions de vente et d’achat… La crise liée au Covid-19 est à l’origine de nouveaux projets. Elle a incité les gens à changer de métier, à se tourner vers ce qui leur plaît, à changer de région, à racheter des commerces… Pour moi, cette période est passionnante : je découvre des métiers que je ne connaissais pas, des chefs de restaurants étoilés, des créateurs de logiciels ingénieux… Et je n’ai pas fini puisque je dois rencontrer cette année les 200 clients de mon portefeuille !

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